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Cercle Condorcet - Maurice Viollette - Page 4

  • Festival Jeune public "Sortez vos parents" le 8 novembre.

    Venez découvrir l'univers de Philippe Dorin le jeudi 8 novembre au Théâtre de poche. Il s'agit dune "conférence théâtralisée" et l'entrée est libre !

    Il y a conférence et conférence. Celle où l’on prend sans cesse des notes pour ne rien rater, celle qu’on écoute d’une oreille distraite, celle où on regarde – au choix – sa montre, son portable, l’assemblée, le vent dans les arbres… en attendant que ça passe. Et puis, et puis, et puis… il y a les conférences difficiles à qualifier où l’intervenant apporte un souffle et une énergie. Il semblerait que ce soit le cas de celle que donnera Philippe Dorin au Théâtre de Poche à Chartres le 8 novembre dans le cadre du festival régional jeune public Sortez Vos Parents (SVP) auquel participe la Ligue de l’enseignement d’Eure-et-Loir.

    RETOUR SUR PIÈCES

    DANS LA VIE AUSSI, IL Y A DES LONGUEURS met en scène les rencontres, les lectures, les ateliers menés par cet auteur de théâtre jeunesse. De tous ces moments de vie, il extrait les mots d’enfants, retient les remarques de lecteurs auxquels il mêle ses propres réflexions sur l’art délicat d’écrire des histoires. Des extraits de ses textes émaillent cette conférence participative. Les spectateurs se font complices des mots, deviennent personnages de fiction.

    Il n’est nul besoin d’être un lecteur assidu de théâtre jeunesse ou un fin connaisseur de l’œuvre de Philippe Dorin ou encore un professionnel du spectacle pour apprécier ce moment généreux, drôle et léger. Un verre littéraire de l’amitié – au propre, au figuré – est à découvrir et déguster en fin de représentation. Quelques longueurs existent peut-être dans la « vraie vie ». Dans celle qui est inventée, jouée, recréée et tout aussi réelle, il n’en est rien. Ou alors elles passent beaucoup plus vite…

    Toutes les pièces de Philippe Dorin sont publiées par l’Ecole des loisirs. Quelques-unes d’entre elles seront disponibles après le spectacle dont le texte de la conférence, grâce à la collaboration de la librairie chartraine l’Esperluète.

    INFOS PRATIQUES
    Jeudi 8 novembre à 19h
    Théâtre de poche abbayes Saint-Brice- Chartres
    Entrée libre et gratuite

    RÉSERVATION INDISPENSABLE au 02.37.33.02.10 – theatre-en-pieces@wanadoo.fr

     

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  • FESTIVAL DU LÉGENDAIRE

    Ils sont revenus, ils sont là, sortis de leurs forêts, descendus de leurs montagnes, évadés de leur imaginaire féconds, les conteurs, les diseurs, les passeurs de mots et d’émotions. La Ligue de l’enseignement d’Eure-et-Loir et la compagnie Hamsa les accompagneront dans les villes et les villages, au creux des forêts où ils passeront d’oreille en oreille, de cœur en cœur pour chuchoter, haranguer, clamer, susurrer leurs histoires réelles et inventées, à moins que ce ne soit le contraire.

    Depuis le 13 octobre et jusqu’au 30 novembre, la 19ème édition du FESTIVAL DU LÉGENDAIRE va se promener en Eure-et-Loir pour proposer 70 représentations à tous ceux qui aiment s’en laisser conter.

    LE LÉGENDAIRE FONCTIONNE A L’HÉROS

    Cette année, le thème tourne autour des figures héroïques qui hantent les histoires. Des fées et des chevaliers bien sûr. Des demi-dieux et des amazones évidemment. Et des samouraïs, des geishas, des hommes et des femmes qui se transforment en héros-héroïne pour lutter à armes inégales contre les rois tyrans, les ogres suffisants et peut-être même les princes pas si charmants qu’ils le disent. C’est toujours la parole qui l’emporte, parce qu’elle fait naître des milliers d’images.
    Il y aura des obstacles à surmonter, des combats déséquilibrés, des innocents malmenés, des peurs à outrepasser…bref, le terreau quotidien de tous ceux qui voyagent de Brocéliande à Zanzibar, de la Polynésie au Japon, d’ici à ailleurs.

    DANS 15 COMMUNES DU DÉPARTEMENT

    Venez découvrir ces auteurs, conteurs, illustrateurs, plasticiens et musiciens qui se donneront en spectacle. On les trouvera dans des salles des fêtes, des foyers d’accueil, des bibliothèques et des médiathèques, des écoles, des théâtres, des espaces culturels, des jardins, une salle à manger, une église, une tour, un château et même une prison.
    Plusieurs spectacles seront ouverts au tout public à Chartres, Illiers-Combray, La Loupe, Maintenon.
    Pour avoir l’ensemble du programme, riche et diversifié, rendez-vous sur www.lelegendaire.com

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  • Hommage a Jean moulin mort le 8 juillet 1943

    Jean Moulin. Né à Béziers le 20/06/1899 ; Mort à Metz le 08/07/1943

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    Figure phare de la Résistance française lors de la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin a fait preuve d’un courage et d’une détermination sans bornes dans son combat. Il a organisé et unifié la Résistance au sein du CNR, naturellement convaincu que tel était son devoir de Français.

    De l’enfance aux études

    Jean Moulin est né le 20 juin 1899, à Béziers, au sein d’une famille d’universitaires. Il grandit dans l'insouciance de l'enfance, durant laquelle il montre de fortes aptitudes de dessinateur. Ayant obtenu son baccalauréat en 1917, il suit des études de droit à l’université de Montpellier, tout en travaillant au cabinet du préfet de l’Hérault.
    En pleine guerre mondiale, il est mobilisé et ainsi contraint d’interrompre ses études. Mais l’armistice est signé avant son premier combat, ce qui lui permet de reprendre son cursus et ses activités dès la fin de l’année 1919. Il obtient sa licence de droit en 1921.

    Une carrière administrative précoce

    Très jeune, Jean Moulin entretient une profonde passion pour la politique. Socialiste engagé, son père n’est sans doute pas étranger à un tel sentiment. En effet, il influe grandement sur les conceptions politiques de son fils et l’amène sur la voie républicaine. Particulièrement impliqué dans l’organisation du pays, Jean Moulin devient, dès 1925, le plus jeune sous-préfet de France, à Albertville, puis à Châteaulin.
    Déterminé et passionné, Jean Moulin s’investit dans ses fonctions et dans ses opinions politiques. Il devient chef du cabinet du Ministère de l’Air du Front populaire en 1936. Ainsi, au cours de la guerre d’Espagne, il n’hésite pas à soutenir les républicains. Ses qualités et son dévouement lui valent d’être nommé préfet d’Aveyron en 1937. Une fois de plus, il est le plus jeune français à assurer ce type de fonctions.

    L’entrée dans la Résistance

    En juillet 1939, Jean Moulin est nommé préfet de Chartres, peu de temps avant l’invasion du pays par les Allemands. Dès le début de la guerre, il demande à combattre pour la France en tant que sergent de réserve. Toutefois, il se heurte au refus de l’administration, qui le maintient à la préfecture.
    La France est envahie le 10 mai 1940 et Jean Moulin s’efforce de maintenir le calme en Eure-et-Loir. En tant que préfet, il va bientôt devoir faire un choix déterminant. En effet, en juin 1940, les nazis lui soumettent une déclaration selon laquelle un groupe de tirailleurs sénégalais appartenant à l’armée française aurait commis des crimes graves. Conscient de l’innocence des accusés, Jean Moulin refuse de signer le document.
    Ayant osé tenir tête à l’occupant, il est battu puis emprisonné. Son refus de collaborer l'amène à commettre un acte qui témoigne de son courage et de sa détermination : il tente de se trancher la gorge à l’aide d’un bout de verre. Il échappe à la mort de justesse, puis est révoqué par le gouvernement de Vichy en novembre 1940. C’est à cet instant qu’il fait concrètement ses premiers pas dans la Résistance.

    Sa mission : unifier la Résistance

    Moulin_pemiers_combats.jpgConvaincu de son devoir de lutte contre l’occupant, il se rend à Londres pour rencontrer le général de Gaulle, en 1941. Les deux hommes ne tardent pas s’accorder leur confiance et Jean Moulin se voit confier la lourde tâche d’unifier la Résistance dans le Sud de la France.
    Assuré d’un soutien matériel essentiel, il rejoint le pays dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942. Il prend différentes identités, dont celles d’un agriculteur et d’un directeur de galerie d’art. Aux prix de grands efforts, il tente de rallier les différents mouvements de résistance entre eux et sous l’autorité du Général. Dans un premier temps, il contacte tous les chefs des différents mouvements de résistance. Ensuite, il s’efforce, après avoir créé l’Armée secrète (AS), de mettre en place différents services : parachutage, information, presse, transmissions, comité général d’études, noyautage des administrations publiques…
    Durant cette période, il semble que sa volonté et son courage aient naturellement pris le pas sur la fatigue. Doté d’une énergie inépuisable, il parvient encore à réunir les trois grands mouvements de résistance français, à savoir Combat de Henri Frenay, Franc-Tireur de Jean-Pierre Levy et Libération-Sud d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie. Il les rassemble au sein du Mouvements Unis de résistance (MUR). Toutefois, les conflits entre différents chefs résistants ne lui facilitent la tâche.
    Après un bref retour à Londres au début de l’année 1943, où il rend son rapport au Général De Gaulle, il est ensuite chargé de mettre en place le Conseil national de la Résistance (CNR). Il s’agit en fait de réunir toutes les organisations (mouvements, partis politiques et syndicats) sous une même entité politique. C'est Jean Moulin lui-même qui en prend la présidence.

     

    Trahi, arrêté, torturé, tué

    Moulin_acte_deces.jpgLa première réunion du CNR se déroule le 27 mai 1943, à Paris. Mais les conflits au sein de la Résistance ne s’atténuent pas. Certains espèrent même pouvoir évincer Jean Moulin. Lorsque le chef de l’Armée secrète, le général Delestraint, est arrêté par l’occupant au début du mois de juin, Jean Moulin organise en urgence une réunion des responsables militaires à Caluire, afin de s'organiser en l’absence du malheureux.
    Le 21 juin 1943, la Gestapo envahit le lieu de rassemblement et arrête tous les participants. La trahison, ou dénonciation, semble évidente. Jean Moulin est emprisonné à Lyon et torturé pendant plusieurs jours. Malgré les souffrances abominables qu’il endure, jamais il ne donnera une quelconque information sur le mouvement qu’il a mis en place. Il meurt lors de son transfert en Allemagne, le 8 juillet 1943.
    Sans chercher la gloire ou une quelconque reconnaissance, Jean Moulin a lutté corps et âme pour libérer sa nation du joug nazi. Jusqu’à son dernier souffle, il a mené une résistance autant psychique que physique. Ses cendres reposent au Panthéon depuis 1964 et son combat héroïque reste à jamais ancré dans l’Histoire.

    Ce texte a été publié sur la page Facebook "Histoire et Devoir de Mémoire - Résistance et Déportation" gérée par Véronique Waddle.