Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Initiatives

  • Premier Mai, fête des travailleurs

    Nous pensons tous bien connaître les origines de la Fête des Travailleurs le premier mai. L'historienne Mathilde Larrère nous remet en mémoire et en images ce combat sur son compte twitter, très riche en informations sur les mouvements populaires. Nous reprenons ici une partie des commentaires et illustrations de son fil d'actualité ("thread" in english) dédié au premier mai.

    C’est en 1889, à Paris, que le congrès de naissance de la IIe Association Internationale des  Travailleurs décide de faire du 1er mai une journée de mobilisation pour l’obtention des huit heures. C'était la principale revendication du moment comme le montre la magnifique affiche de Grandjouan

    1 Mai.jpg

    Alors pourquoi le 1er mai ? L'origine est nord- américaine. En 1884 les syndicats avait lancé le 1er mai une mobilisation en faveur des 8 heures. Le 1er mai est aux USA la date du moving day (début des années comptables, rupture des contrats de travail obligeant les ouvriers à déménager). Cette journée de grève est massivement suivie.

    USA 2.jpg

    A Chicago elle se prolonge, se durcit et lors d’une manifestation le 3 mai, une bombe explose suivie d’une bagarre. Sept policiers sont tués. En répression et pour casser le mouvement ouvrier, cinq syndicalistes sont condamnés à mort… les martyrs de Chicago. 

    martyrs de Chicago 1.jpg

    Les martyrs de Chicago.

    Pour l’Association Internationale des Travailleurs, en 1889, le 1er mai doit être un jour international de manifestations, de protestations. On encourage les ouvriers à cesser le travail au bout de huit heures. Et à déposer, pacifiquement, des pétitions...

    8 H 1.jpg


    Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers : neuf morts

    Fourmies.jpg


    Avec cette répression sanglante, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

    ouvriers européens.jpg


    Et les militants en France épinglent désormais une églantine écarlate, fleur traditionnelle du Nord, en souvenir du sang versé à Fourmies

    eglantine.jpg


    Le 1er mai 1906 est l’un des plus massif en France : la CGT appelle à la grève générale, et ce toute la journée du 1er, et pas seulement au bout des huit heures de travail comme avant.

    CGT 1906.jpg


    Le pouvoir, apeuré (on sortait à peine du vaste mouvement suite à la catastrophe de Courrières), avait transformé Paris en camp retranché, occupé par 60 000 soldats et policiers. Ceux-ci dispersent violemment les manifestants, tuant deux personnes.

    Manif 1.jpg


    Le 23 avril 1919, une loi institue la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée. Le pouvoir craignait tellement le 1er mai 1919 qu’il préfère désamorcer les choses en faisant passer la loi avant !

    Loi 23 avril 1919.jpg


    Le 1er mai 1919 n’en fut pas moins le plus massif que la France ait connu jusqu'alors

    Le Populaire.jpg


    Le 1er mai 1936, entre les deux tours des législatives, après la réunification syndicale, est massivement suivi

    1936 affiche 1.jpg


    Il donne à voir la force du mouvement ouvrier à la veille de la victoire du Front populaire et annonce les grandes grèves de juin. Car c’est au lendemain du 1er mai, et notamment pour demander la réintégration de grévistes virés que les premières usines débrayent

    grande manif.jpg


    Les mouvement nationalistes tentent de récupérer le 1er mai dans les années 30. Vichy en fait la « Fête du vrai travail et de la concorde sociale », chômée mais non payée. Pétain rappelait souvent que le 1er mai est aussi la Saint Philippe, et il impose le muguet ! Plus tard le Front National s'y essaiera aussi

    Années 20-30 1.jpg

     Vichy Je tiens.jpg         FN 1988.jpg

    En avril 1947, le 1er mai est institué jour chômé et payé dans le code du travail, récupération par le mouvement ouvrier de sa date le 1er mai 1947 est d'ailleurs massif

    1947 manif.jpg


    Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai. Mais beaucoup auraient préféré « fête des travailleurs », et, mieux encore, "Fête des travailleuses et des travailleurs". Mais on garda le muguet… parce que ça se cultive mieux que l’églantine…

    29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » 1.jpg

    Le 1er mai revendicatif disparaît dans les années 1950 et 1960. Les défilés étant interdits lors des guerres d'Indochine et d'Algérie (état d’urgence)

    Paix Algerie.jpg


    Il faut attendre le 1er mai 1968 pour que la CGT organise une grande manifestation dans les rues de Paris. On était alors à la veille du vaste mouvement social de mai 68…

    1968 1.jpg


    Le 1er mai est d’abord une manifestation syndicale (donnant parfois à lire l’unité, à d’autre la division). Il a toujours aussi mobilisé au delà.

    Unité.jpg


    Avec les organisations lycéennes et étudiantes, ainsi que les association LGBT à partir des années 80. Et les mouvements féministes...

    LGBT.jpg

    Et le mouvement est devenu mondial 

     

    Italie 2.jpg

  • Nourrir l’humanité : quelle éthique ? Salon du livre de Châteaudun 13 avril

    Châteaudun accueille la 39e édition du Salon du livre jeunesse la semaine prochaine. Le thème de cette édition est "Le salon dans la cuisine".

    Dans le cadre du Salon le Centre de ressources et d'Actions Pédagogiques (CRAP) et le Cercle Condorcet Maurice Violette organisent un débat vendredi 13 avril à 18h30.

    Qu’y a-t-il dans nos assiettes ?
    Nourrir l’humanité : Quels enjeux ? quelle éthique ?

    Salle Gaston Couté, 8 avenue Général de Gaulle à Châteaudun. Entrée libre.

    Cette rencontre/débat sera animée par Thierry Jourdan, président du Cercle Condorcet-Viollette.

    Avec des contributions de: 

    Claire Génovat est exploitante agricole et directrice du chantier d'insertion SOLI-BIO - Jardin de Cocagne de Voves en Eure et Loir. Elle assure un circuit court en maraîchage bio à partir de plusieurs points de livraison en Eure et Loir. Son chantier obtient de très bons résultats dans le reclassement de ses bénéficiaires. Le chantier est en recherche de financements pour augmenter ses capacités d'irrigation.

    Jean Luc Mérillon est exploitant - production laitière bio - dans le Perche. Il assure un circuit court pour production de viande bovine sur l'Eure et Loir et la Sarthe, en BIO depuis 20 ans. Avec d'autres producteurs il s'est organisé pour mieux valoriser sa production laitière et en défendre la qualité. Tout en se plaçant dans une dynamique de modernisation des conditions de production et le conditions de vie des animaux.

    Charles Conte, chargé de mission "Laïcité" à la Ligue de l'enseignement. 
    Il intervient sur le thème "Alimentation, laïcité et souffrance animale" La restauration collective assurée par les collectivités locales et les associations laïques ne peut financer un ou des cultes via la taxe d'abattage. De plus les conditions de l'abattage rituel "casher" et "halal" sont encadrée par la loi. Celle-ci est-elle respectée ?

    Le_repas_de_noce_Pieter_Brueghel_l'Ancien.jpg

    Peter Bruegel, Noces paysannes