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  • 7 décembre Plantation d'un Arbre de la Laïcité à Landelles

    Le vendredi 7 décembre, une cérémonie de plantation d'un Arbre de la Laïcité aura lieu à Landelles, accueillie par la municipalité,  à initiative du Collectif laïque d'Eure et Loir. Elle se déroulera à 15 heures sur le terrain de la salle communale située rue du Perche. Tout le monde est invité à cette belle manifestation laïque !

    Cet événement prend place dans la semaine de la Laïcité autour du jour anniversaire de la Loi de séparation des Eglises et de l'Etat, votée le 9 décembre 1905. 

    De l'arbre de la liberté à l'arbre de la laïcité. Depuis plusieurs années, le mouvement laïque se mobilise autour du jour anniversaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, le 9 décembre, et au-delà tout au long de la semaine. Cette journée se veut associative. L'Observatoire de la Laïcité a proposé d'en faire une journée nationale. Il s’agit d’illustrer et de défendre les principes et les valeurs laïques, en particulier la liberté de conscience.

    Les initiatives sont nombreuses. L’une d’entre elles se distingue par son originalité : la plantation d’arbres de la laïcité, en relation avec des municipalités sensibles aux questions laïques. Ce beau geste symbolique est évidemment inspiré par les arbres de la liberté. Selon Jacques Godechot « L’arbre de la liberté n’est autre que l’ancien « mai » que les paysans plantaient généralement à l’occasion des fêtes votives, tradition héritée sans doute des vieux cultes païens. Les premiers arbres de la liberté furent plantés dans le Périgord dès le mois de janvier 1790 » (1).

    L’arbre de mai était un poteau décoré d’emblèmes manifestant de façon festive la cohésion populaire communale. L’arbre de la liberté s’en inspire tout en lui donnant un sens nouveau : l’affirmation de la souveraineté du peuple (2). Des milliers furent plantés. L’abbé Grégoire, député à la Convention, leur consacrera une importante étude. On en plantera encore en 1830, en 1848 (où ils furent bénis par le clergé !), en 1871 et à la Libération.

    L’arbre est un puissant symbole par son enracinement, par sa fière verticalité et par son feuillage protecteur. Parmi les symboles de la Révolution, l’arbre de la liberté est, d’après Albert Mathiez « le plus vivace dans l’âme populaire » (3). A la suite des arbres de Mai et de la liberté, on plantera des arbres de la fraternité, de la raison, de l’union, de la vertu… L’arbre de la laïcité s’inscrit dans l’histoire populaire et dans la mémoire révolutionnaire. La laïcité comme garante de nos libertés est mise à l’honneur, contre les conceptions de ceux qui la réduisent à des interdits.

    (1) Les institutions de la France sous la Révolution et l'Empire, PUF, 1998.
    (2) Eric Fechner « L’arbre de la liberté » Revue Mots n° 15, octobre 1987.
    (3) Les origines des cultes révolutionnaires. Société nouvelle d’édition et de librairie. 1904

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  • Fête de la Laïcité Dreux Samedi 22 décembre

    Une Fête de la Laïcité se déroulera au siège du Cercle Laïque de Dreux, 19 Rue Pastré, le samedi 22 décembre. Elle est organisée par le Cercle Laïque de Dreux, l'association Initiatives Citoyennes Nouvelles, le Cercle Condorcet-Viollette, la Fédération des Œuvres Laïques, avec le soutien du Ministère de la cohésion des territoires et le Commissariat général à l'égalité des territoires. L'entrée est libre. Il est possible de s'inscrire à un buffet partagé à l'adresse ma.icn.dreux@gmail.com 

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  • 13 novembre: triste anniversaire

    Il y a trois ans, douze personnes ont été assassinées  dans les locaux de Charlie hebdo. D’autres crimes ont suivi. Le 13 novembre 2015, ce sont 130 personnes qui ont été sauvagement et lâchement exécutées. Parmi ces victimes deux Euréliennes : Marion Jouanneau et Djamila Houd. Selon le Mémorial que l’on peut consulter sur le site du journal « Le Monde », Marion Jouanneau avait 24 ans. Elle était de Chartres. Elle devait s’envoler dans quelques semaines pour visiter New York avec des amis. Djamila Houd avait 41 ans. Elle était de Dreux et travaillait chez une créatrice de mode parisienne. Elle avait une fille de 8 ans.  

    "Les membres du Collectif laïque d'Eure-et-Loir, réunis le 7 janvier 2016, avaient rendu public un discours. Il est toujours d'actualité. Le revoici, pour mémoire...

    Dès le 8 janvier 2015, le lendemain des meurtres des journalistes et caricaturistes de Charlie Hebdo, nous étions pour beaucoup d’entre nous déjà réunis sur cette même Place ou en d’autres lieux pour manifester notre émotion, notre indignation, notre volonté de défendre nos libertés. Car nous ne sommes pas ici seulement en la mémoire des victimes d’une barbarie aveugle. Nous sommes ici pour affirmer haut et fort notre détermination, pour affirmer que nous ne céderons jamais sur nos valeurs républicaines et nos principes laïques.  C’est un combat que nous menons avec force et vigueur. Le combat pour la liberté, pour l'égalité et pour la laïcité. Pour que chaque citoyenne et citoyen de France puisse choisir librement sa religion ou sa philosophie. Pour que chacun, chacune d'entre nous puisse à son gré changer d’opinion, mais aussi critiquer ou moquer celle des autres, y compris en utilisant la caricature et la satire devenues traditionnelles dans notre pays.

    C’est cela la liberté de conscience et d'expression garanties par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 sous l'égide de laquelle nous sommes ce soir et sous l'égide de laquelle notre république s'est placée.  Tant qu'elle ne trouble pas l'ordre public c'est-à-dire qu'elle ne menace pas la vie de celles et ceux qui ne pensent pas comme nous, cette liberté doit être absolue. Et c'est bien là qu'est notre combat contre tous ceux qui voudraient nous terroriser.

    Ce combat, mené à la pointe de nos stylos et crayons, poursuivi là dans la rue n'est qu'un débat d'idée. Rien à voir avec les balles d'une kalachnikov. Ce sont leurs armes qui font couler le sang. Pas les nôtres. 

    Le combat que nous menons poursuit celui des fondateurs de la République. Dans la République française, les croyants les plus sincères peuvent vivre librement leur foi tant qu’ils ne prétendent pas dicter la loi. Et leur foi n'en est-elle pas plus authentique que dans ces pays où l’affichage de la croyance résulte de l’oppression étatique ou de la pression sociale ?

    Cette liberté est notre bien le plus précieux, à nous toutes et tous, quelque soit notre langue, notre culture, notre couleur de peau, notre religion, nos convictions. Elle a été conquise dans le sang et les larmes. Nous n’y renoncerons jamais". 

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    Marion Jouanneau; Djamila Houd Photo L'Echo républicain.